Lucas Zpira

Lucas Zpira
LE KØR RITUEL





Qu'il s'agisse de s'arracher de sa condition initiale, de marquer son appartenance ou une étape fondamentale de la vie, l'homme a toujours usé des rituels...En cela nous nous inscrivons dans une lignée qui prend sa source dans la nuit des temps. Mais que l'on ne s'y trompe pas...

" Il ne s'agit pas là d'exorciser les errances de nos pairs, ni même d'une exhibition complaisante au service d'un neo-fakirisme, mais bien au contraire de vouloir préfigurer l'inéluctable avènement de l'ère des mutants et autres cyborgs, hier encore fantasme de quelques adeptes de la science-fiction ou de groupes terroristes qui, en visionnaires, déclaraient l'état permanent de grossesse qui donnerait naissance aux monstres et aux mutants, à tout ce qui nous ferait peur "(D.Romani)

Il ne s'agit pas non plus d'un processus de déshumanisation, mais bien de faire le choix de sa forme d'humanité, d'essayer que nos rêves prennent vie plutôt que la vie nous prenne nos rêves, de mettre en adéquation le " je " et le " moi ", l'être dans la bonne enveloppe.


A l'aube de l'ère du virtuel, du data flesh, nous voici primitifs, comme en leur temps les hommes du réel, du palpable, de chaire, face à un monde qu'ils n'avaient pas encore exploré. Pour nous comme pour eux, les rituels posent des repères, redéfinissent l'individu...

" Le démantèlement de l'identité est favorisé par la virulence d'une expérience qui porte l'initié au-delà de ses anciens encrages, la douleur prodiguée associée au marquage physique est une sanction de gravité du moment, une garantie de mémoire et une entame pour déstabiliser une personnalité désormais révolue. L'initié est socialement redéfini par la modification physique de son apparence . La douleur est le sceau qui entérine le contrat, elle accouche d'un homme nouveau, fortifié par le sentiment d'avoir surmonté l'épreuve, donne la pleine mesure à la ferveur d'exister " ... "Toute douleur induit la métamorphose, projette dans une dimension inédite de l'existence, elle ouvre en l'homme une métaphysique qui bouleverse l'ordinaire de sa relation avec les autres et au monde "(D.Le Breton), parce que cette mutation porte en elle la force inaltérable du symbole gravé à même la peau, parce que modifier ce n'est pas mutiler, changer ce n'est pas se perdre et que peut-être le meilleur moyen que nous ayons de pouvoir changer le monde est de commencer par nous même...

Le tout étant de ne pas se perdre dans un monde qui n 'a de limite que notre imaginaire...

C'est pour cela que le rituel doit être une expérience personnelle, non une démonstration, quelqu'un qui cherche à se réaliser et non à prouver quelque chose...Comme un ph½nix qui renaît de ses cendres...

Ce sont ces rayures qui différencient le zèbre de l'âne...

Dans notre jungle urbaine où la télévision a remplacé la cheminée où nos veilles se font en réseau, c'est notre libre arbitre qui nous différencie de l'animal, plus nous nous en éloignerons, plus nous remettrons en cause ce kør devenu " accessoire de la présence "(D.Le Breton), ce kør à l'image d'un dieu auquel nous avons de plus en plus de mal à croire.

La nature évolue, le tout est de rester en harmonie avec elle et d'essayer de comprendre si nous sommes, tel prométhé des demi-dieux participant à une des grandes révolutions de ce monde, ou de simples pantins, infime rouage d'une obscure et monstrueuse mécanique céleste , nous apprêtant à faire couler la goutte qui fera déborder le graal.

Lucas Zpira.00

>>> <<<
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 01 septembre 2008 13:33

Tam

Tam

# Posté le dimanche 24 août 2008 15:45

juste parce que...

juste parce que...
...Il est fOu mais j'en suis fOlle...

# Posté le mercredi 16 juillet 2008 12:27

Modifié le lundi 01 septembre 2008 13:53

crAzY NiGhT

crAzY NiGhT

# Posté le mardi 08 juillet 2008 04:40

bye bye

# Posté le lundi 23 juin 2008 16:17

Modifié le lundi 01 septembre 2008 13:50